Article de taille.

Il est 21h15. Je suis enfermé dans ma chambre, et prépare ma fugue nocturne. Je troc mon pyjama contre un slim et une chemise à manche courte. J'attrape une noisette de gel et la glisse dans mes cheveux, j'ai le c½ur qui bat de plus en plus vite. J'éteins les lumières et je lance la musique ; dans un but bien précis : elle me permet d'atténuer le bruit que je fais. Je saisi mon Ipod sur la table de nuit, ainsi que mon argent. Il est 21h30. Un taxi attend au bout de ma rue. Je grimpe sur le lit, et ouvre ma fenêtre. Doucement je glisse un premier pied à l'extérieur puis le second. Mes jambes pendent dans le vide, je prend une inspiration, et saute. Je retombe comme un chat sans faire de bruit. Le c½ur battant, je longe le mur pour éviter l'allumage des lumières automatique. Je me met à courir dans le pré de la jument, puis je traverse le jardin des voisins pour revenir sur la route. Je souffle et m'arrête, je jette un regard un dernier regards à la maison. La lumière de ma chambre est toujours éteinte. C'est bon. Je m'avance jusqu'au bout de la rue. Le taxi est là.

Je m'y engouffre, et il part aussitôt. Direction, le Taillan Médoc. A 49 km de chez moi. Durant le trajet , je ne cesse de penser à mes parents . J'espère qu'ils n'ont rien vu, après tout ce n'est pas la première fois. Le chauffeur ne semble pas chercher à faire la conversation, alors je sors mes écouteurs et me met à écouter la musique. Je regarde le paysage nocturne défiler, et me remémore nos moments passés ensemble.
Le chauffeur arrive en centre-ville, « déposez moi là, ça ira ». Je lui glisse l'argent « Merci, et bonne soirée ». Je sors du véhicule, et regarde autour de moi. Je met ma capuche sur la tete, et enfonce mes mains profondément dans mes poches. Il fait froid. Je marche en direction de chez elle. Lorsque j'arrive devant chez elle, je sors mon téléphone et l'appelle.
D'une voix confiante, « Je suis devant chez toi ». Je vois les rideaux s'entrouvrir, et aperçois son visage souriant et me glisse un « Je te vois ». Elle ouvre la fenêtre délicatement et me fait signe de s'approcher sans faire de bruit. « Vas-y rentre, doucement. Fais pas de bruit ». Je glisse tant bien que mal à travers les volets à ouverture verticale. Je retombe sur son lit. Elle éteint les lumières et se faufile sous les draps. On parle en chuchotant sous la couverture. Je sens son souffle chaud dans mon cou...

Vers 3h je n'ai qu'une envie, m'étendre sur l'herbe et fraîche et regarder les étoiles auprès d'elle. Je lui murmure mon idée et elle me sourit. Je la suis, et une nouvelle fois je prends toute mes précautions pour ne pas faire de bruit. Soudain ma tête tape sur le volet, et CRAC le volet me tombe dessus avec grand fracas. Je tombe dehors, sur le sol en gravier. On entend la porte de la chambre s'ouvrir violemment, et une voix masculine crier « CHARLOOOOOOOOOOOTE ! QU'EST-CE QUE TU FAIS DEHORS ?!!!!!!!! »
« Je voulais regarder les étoiles... » « C'EST CA OUAIS, IL EST OU ?!! IL EST OUUUU !!!!!!!!!? » « Mais qui ca ? » « TE FOUS PAS DE MOI CHARLOTE, IL EST OU LE GARS ? HEIN IL SE CACHE OU ? ».
J'ai le c½ur qui bat si fort, mais si fort que ma trachée bat au rythme de celui-ci. Je l'entends se déplacer pour regarder au dehors, alors je cour et part me cacher dans les buissons. Une lumière s'allume. Je saute le mur et me retrouve chez les voisins. J'ai du mal à entendre ce qui se passe, car j'ai l'impression que mon c½ur fait plus de bruit qu'un avion. J'ai le sentiment qu'il va l'entendre et me retrouver. Je suis pieds nu et en caleçon. Je sens chaque gravier, bout de bois passer sous mes pieds. Au bout de 20 minutes accroupie derrière la haie, je passe de jardin en jardin, et me tapie dans l'herbe au moindre bruit. Je rejoins la rue 15 minutes plus tard, alors qu'il n'y avait que 100m à parcourir. A l'extrémité de la rue, j'aperçois un groupe de jeune. Je m'approche et me présente puis je leur raconte mes péripéties. Ils se moquent gentiment de moi puis m'aident. Un d'entre eux part voir si le papa est toujours là tandis que les autres me mitraillent de questions. Le garçon revient au bout de 5 minutes, et dis « T'es dans la merde gars, ya un mec dehors avec une lampe torche qui te cherche dans son jardin » et continue « Mais tu peux pas l'appeler ta meuf ? » « Non, j'ai laissé mon téléphone là-bas » « Beh t'as qu'à appeler sur le tiens » « Ah ouais pas con, tu peux me prêter ton téléphone ? » « Donne-moi ton num » « 06 01 96 86 37 » « Je lui dis quoi à ta meuf ? » « Demande-lui si je peux revenir... » ... « Oui allo ? Charlote ? C'est un pote à Kévin là. On peut venir chez toi ? Enfin, il peut revenir chez toi ? Le pauvre il est pieds nu dehors là.. ». A la fin de la conversation il me dit, « Vas-y tu peux y aller, on t'accompagne » . Charlote est dehors en chemise de nuit, et m'attends au milieu de la route. Je voyais son visage anxieux se dessiner sous la lumière jaune du lampadaire. Je la serre dans mes bras, et on remercie tout deux les garçons pour nous avoir aidé puis on se faufile à l'intérieure de la maison.
Elle me saisi la main, et me guide dans le noir jusqu'à sa chambre. On se faufile dans le lit, je l'enlace et la serre contre moi. On s'endort. 5h45, le réveille sonne. Je l'éteins aussitôt. Je me lève et réveille tendrement Charlote avec un baiser sur le front. On s'enlace, s'embrasse, et on se quitte.

Je rejoins l'arrêt de bus et prend le premier bus qui passe. 5h55. J'arrive à Bordeaux à 6h30. Je n'ai même pas réussi à fermer l'½il. Je marche en direction de Stalingrad, et attends le bus de 7h. Je suis anxieux et espère que mon retour se passera bien. Je descends à mon arrêt de bus, censé être le plus proche de chez moi. Il me reste 6km à parcourir à pied. Jusqu'à maintenant, la chance m'a plutôt sourie me dis-je en murmurant... Il s'est mit à pleuvoir à la fin de ma phrase.
J'ai mis 1h30 pour atteindre ma maison. Il est 9h30, le c½ur palpitant je pars dans la cabane du jardin et me change. J'enfile un vieux tee-shirt et me met en calecon. Je passe par la porte comme si de rien été. « Tu faisais quoi dehors ? Je ne t'ai pas entendu » « Rien, je suis parti voir la jument . Je lui ai donné le foin »

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 16:00

Je vois tes rêves partir à la dérive.

Elle s'approche d'un pas feutré, et s'assoie près de moi. Elle est vêtue d'une robe grise uni, avec un noeud noué autour de la taille.Elle me regarde, et me murmure « Salut », je lui réponds par un sourire. Après de longues secondes à se regarder dans les yeux, elle rompt le silence,

« N'essaie pas de me retenir, ni même de m'appeler. Car je te fuie, toi et ta vie. »


Et je l'ai vu partir, les larmes aux yeux. Je l'ai vu éclater d'un sanglot. Simplement parce que je lui ai dis que j'étais pris.
Marche d'un pas ferme, lève les yeux et regarde l'horizon. Je ne suis rien d'autres qu'un lointain souvenir de ta vie passée.
Je vois tes rêves partir à la dérive.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 14:42

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 07:52

J'ai connu la solitude, l'errance de la nuit. Je suis passé tant de fois, devant cette lueur de la vie, je suis encore devant chez toi. Ne reste pas assise sur le perron de celle-ci, allez viens marche avec moi, fuyons l'envie des autres ; fuyons notre vie. Peu m'importe, l'avis des autres ; s'il te plait regarde moi, écoute moi. On ira aussi loin que nous portera la vie, nous vivrons d'insouciance et d'envie. Prends ma main, serre la bien, car rien n'assèchera cette pluie.
Il y a la tempête de sanglot qui souffle, quand tu me dis que c'est fini. Il y a cette vie, qui s'enfuie sous cette pluie acide. Ne me demande pas de respirer, lorsque tu es absente. Dis-moi plutôt comment pourrais-je. J'ai passé tant de temps à dessiner notre vie, que j'ai perdu mes repères. Dis-moi où dois-je aller, au Sud ou vers le Nord.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 04:48

Modifié le samedi 04 octobre 2008 05:37

Eune-Forget-ta-bole

Eune-Forget-ta-bole

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 15:20

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 15:33